MON SOUTIEN AUX CITOYENS TUNISIENS ! Non au permis de tuer, censurer, d enfermer!!

Publié le par chantalrebelle

 

Soutien Total aux citoyens Tunisiens, Soutien Total aux citoyens Algériens (ne les oublions pas non plus), Soutien aux citoyens de la cote d ivoire (ne les oublions pas non plus)

 

 

Des Blogueurs sont arrêtes pour étouffer leur libertés d expressions de ce qui se passe la répression de Ben Ali et ces sbires Azyz AMMAMI (battu dans les prisons tunisiennes)

 

Après son appel au départ de Ben Ali l'opposant historique Hamma Hammami a été enlevé mercredi matin à son domicile toujours aucune nouvelle

 

Des Artistes ont été arrêtes le rappeur EL GENERAL (Amis rappeurs en France envoyer du lourd pour vos amis tunisiens qui on veut muselier et enferme juste pour empêcher leur liberté d expression et son opposition a Ben Ali )et d autres artistes arrêtes pour leur opposition à Ben Ali

 

Des citoyens tunisiens ont ete tué par les policiers tunisiens sous ordre bien évidemment de Ben Ali, d'autres citoyens tunisiens sont enfermes dans les prisons tunisiens

 

Les journalistes tunisiens soutiennent ces manifestation  (on verra pas ca en France)et certains ont été arrêté

 

Des avocats mollestes, battus par les policiers tunisiens

 

Il y a 70 citoyens tunisiens qui ont été tués par les policiers  tunisiens lors des manifestations du peuple tunisien qui est tout a fait légitime, que veulent ils tout simplement la démocratie, le droit de vivre et non de survivre alors que quelques familles s enrichissent!

 

Trois jeunes se sont immolés par désespoir et il en faut du courage pour faire ce geste

 

Lors ces manifestations légitimes des citoyens tunisiens les islamistes ont été huée par les citoyens tunisiens alors le couplet islamistes-intégristes vous repasserez

 

Ben Ali quadrille la Tunisie avec les forces spéciales posté dans certaines villes , couvre feu, des enlèvements, des meurtres par les tirs des flics tunisiens qui visent le ventre ou le thorax donc le but est clair

 

Sans un mot pour les victimes citoyens tunisiens, sans un mot de condamnation ferme du massacre que fait Ben Ali a l encontre de son propre peuple, sans un mot pour les blogueurs , artistes, citoyens tunisiens enfermes, MAM trouve tout va bien en Tunisie , Ben Ali est beau la France va vous envoyer le savoir faire policier, on le connait tirs de flash ball visant la tête, assez d exemples ici

 

 

La France complice de crimes  , un silence ignoble contre la répression qui sévit contre les citoyens tunisiens, les droits de l homme vague souvenir pour la France ainsi de l opposition qui ont des mots a la bisounours par rapport a ce qui se passe en Tunisie, et l UE après après condamne mollement la répression en Tunisie par Ben Ali, ils étaient plus rapide concernant l irak

 

 

Sarkozy , MAN, Mitterand et cie non les citoyens français ne soutiennent pas celui qui musele , tue , enferme les citoyens tunisiens vous vous donnez juste l envie de vomir,  la honte de ce pays

 

J espère que tous les intellectuels , artistes, politique vont crie et fort et apporter leur soutien, ne pas donner ce permis de tuer au nom de la France

 

Citoyens français écrivait en masse à vos députés non au permis de tuer, d enfermer, d enlever, non a cette répression contre les citoyens tunisiens de Ben Ali

 

NON AU PERMIS DE TUER

NON A L ENFERMENT,

NON AU ENLEVEMENT,

NON A LA CENSURER LA LIBERTE D EXPRESSION,

NON A LA REPRESSION DE BEN ALI,

NON AU SILENCE DE L OPPOSITION POUR L HORREUR QUI FAIT SUBIR BEN ALI AUX CITOYENS TUNISIENS

 

 

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Le ch'timi 08/05/2011 19:10



Bonsoir Chantal..je passe te souhaiter une très bonne soirée...en espèrant que tout va pour le mieux dee ton côté...amitiés


Patrick



maouche md ameziane 26/02/2011 12:00



Merci à toi. Un grand édifice est composé de pierres associées les unes aux autres. Unissons nos voix ne serait-ce que pour dénoncer LA REPRESSION, LE MEPRIS, LA DICTATURE et
surtout Le silence et la complicité de ceux qui peuvent changer le cours des choses et qui ne font rien devant toutes ces horreurs.


http://maouche.e-monsite.com/



Wanalai 09/02/2011 22:50



Merci Chantal de ces informations tres interressantes sur la misere des tunisiens. Un ocean de soutien aux tunisiens de la Kanaky Nouvelle-Caledonie


Wanalai



katefannay 01/02/2011 05:26



Bonjour Chanta!... je sais j'ai mis du temps, mais me voilà.... merci pour cet article, merci... je resterai sans mots, ils ne seraient que piètres témoins de ce que je ressens   bizz à
toi  Kate



Le ch'timi 19/01/2011 19:09



Bonsoir Chantal,







Démocratie (Illuminations, 1873-1875)













bibliographie









 


Commentaire


 


Un discours martial


     Le texte présente plusieurs caractéristiques du style héroïque (ou si l'on préfère de la "tonalité
épique"). 
     Le sujet de l'énonciation n'est pas l'auteur du poème, comme le montrent les guillemets qui encadrent le texte. Le sujet de l'énonciation est représenté par une
1° personne du pluriel ("nous", 3 fois; "notre", 1 fois) qui, si l'on en croit l'avant-dernière phrase, renvoie à un groupe de soldats : "Conscrits du bon vouloir, nous ...". Le mot
"conscrits" désignait traditionnellement les jeunes gens enrôlés dans l'armée au titre du service militaire. Le texte décrit donc une entreprise militaire, et une entreprise collective,
l'affaire de toute une nation, ce qui est fréquemment la marque de l'épopée. 
     Le texte commence en pleine bataille (le "drapeau", symbole de la nation, le "tambour", verbe "étouffer" au présent) comme s'il représentait les pensées des
jeunes gens engagés dans le combat. Dans les phrases suivantes, d'autres verbes, conjugués au futur, semblent résumer des ambitions guerrières ("nous massacrerons"; "nous aurons la
philosophie féroce"). Le choix du verbe initial  ("le drapeau va...") et des prépositions qu'il commande ("au/aux") montre la volonté d'emporter le texte dans un mouvement dynamique.
À deux reprises, cette préposition est employée dans le sens de "vers" ("Le drapeau va au paysage immonde"; "Aux pays poivrés et détrempés"). Bien qu'elle n'ait plus un sens de "lieu où
l'on va" dans ses autres occurrences, il est à noter que cette préposition "au/aux" se répète en position anaphorique aux débuts du 2°, 3° et 4° alinéa, ce qui contribue à donner une
énergie répétitive à l'ensemble du discours. Le même dynamisme passe à travers de courtes phrases elliptiques (il y en a quatre, groupées deux par deux), dont le sens tourne autour de
l'idée du départ : "Au revoir ici, n'importe où" = "au revoir ici [pour aller] n'importe où"; "C'est la vraie marche. En avant, route" (avec un effet humoristique de locution détournée, la formulation attendue étant plutôt : "C'est la vraie route. En avant
marche!').   


Un dispositif d'énonciation ironique


     Malgré les observations que nous venons de faire, il saute aux yeux que le discours du texte, s'il a l'allure
d'un discours héroïque, n'en a pas la cohérence. Car les "conscrits" dont nous sommes sensés entendre la voix utilisent pour décrire leur "épopée" des termes dévalorisants absolument
invraisemblables dans leur bouche. 
     Un soldat convaincu d'être lancé dans la "vraie marche", sur la bonne "route", celle du Progrès, désignerait-il son combat par un verbe comme "massacrer"? Se
vanterait-il d'alimenter "la plus cynique prostitution" dans les "centres" (c'est à dire dans les villes)?, d'être "au service des plus monstrueuses exploitations industrielles ou
militaires" ? Non, bien sûr! Il est donc aisé de conclure que nous entendons, mêlées dans ce texte, deux voix aux propos contradictoires. La première est celle des soldats, la seconde est
évidemment celle de l'auteur qui les met en scène de manière à les ridiculiser. 
     Ce procédé est connu en rhétorique sous le nom d'antiphrase : au lieu d'exprimer ouvertement son point de vue l'auteur feint de donner la parole au point de vue
adverse. Mais il le fait en s'arrangeant pour ruiner dans l'esprit du lecteur l'image de son ou de ses adversaires. L'antiphrase est un des procédés traditionnels de l'ironie.


La dénonciation du colonialisme et de son discours de légitimation  


     Quelle est la cible de ce texte? La réponse à cette question n'est pas simple. Mais il semble que ce soit
essentiellement le discours de légitimation des guerres coloniales menées par la III° République.
     Certains commentateurs ont fait remarquer à juste titre que plusieurs détails rappellent les textes "communards" de Rimbaud, c'est à dire les textes où il dénonce
la répression de la Commune de Paris par les troupes "versaillaises". Ainsi l'expression "révoltes logiques" pourrait englober le mouvement communaliste de 1871. L'expression "notre
patois", désignant le langage ou les cris des soldats, rappelle à ces commentateurs le mépris traditionnel de Rimbaud pour le paysan arriéré, qui votait à droite, et qui fournissait la
chair à canon des bataillons gouvernementaux lors de la guerre civile. Mais le texte vise plus probablement la politique coloniale du gouvernement "républicain" issu de la crise de
1871.
     L'expression "pays poivrés et détrempés" désigne ces contrées exotiques, pays aux climats tropicaux ou pays de mousson ("détrempés"), fournisseurs d'épices
("poivrés"), où les armées françaises s'étaient implantées depuis environ 1830 (Algérie, Sud de la péninsule indochinoise, Cayenne, Sénégal, etc.). Or le nouveau régime, loin de rompre
avec la politique de Napoléon III, redouble ses efforts d'expansion coloniale. En 1871, un soulèvement indigène de masse est réprimé par l'armée française en Kabylie (ce qui explique
peut-être l'allusion aux "révoltes logiques"). La dimension économique de cette politique coloniale se manifeste dans ces années-là par une suite incessante de scandales
politico-financiers que Maupassant, qui était loin d'être un révolutionnaire, dénonce lui aussi dans son roman Bel-Ami (1885). C'est ce que Rimbaud appelle se mettre "au
service des plus monstrueuses exploitations industrielles et militaires".
     Certains termes du texte, plus indirectement, ironisent sur l'idéologie du colonialisme. Il en est ainsi, dès la première phrase, avec l'expression méprisante
"paysages immondes" par laquelle les conscrits désignent des pays qui ont seulement le tort d'être différents du nôtre (à moins que l'expression "paysage immonde" ne décrive simplement le
spectacle sanglant de la bataille). Mais c'est surtout dans le dernier alinéa qu'on voit se préciser cette satire idéologique. Rimbaud souligne, par une formule oxymorique, le paradoxe
qu'il y a à se montrer "féroce" au nom de la "philosophie", c'est à dire prétendument pour apporter nos lumières à des peuples arriérés ("nous aurons la philosophie féroce"). Il
dénonce la conviction naïve d'agir par générosité, qui apparaît dans l'expression "conscrits du bon vouloir". Cette formulation un peu
obscure est généralement comprise avec le sens d'"engagés volontaires", "mercenaires" ("selon son bon vouloir" = selon sa libre décision). Mais le premier sens de "bon vouloir" donné par le TLFI est celui de "bienveillance, bonne disposition à l'égard d'autrui". Or ce sens paraît ici
beaucoup plus intéressant que le précédant : en désignant les soldats coloniaux comme "conscrits de la