QU EST CE PENSE LES SANS DOMICILES SUR LA GREVE DU SAMU SOCIAL??

Publié le par chantal.rebelle.over-blog.com

Je sais pas si vous etes au courant ou pas que depuis le depuis le 31 mars, les employés du samu social sont en greves, pas grand mot dans les "médias classiques" ni sur des blogs de bloggeurs qui ont pignons sur rue si je peux m exprimer ainsi, à croire qu une fois l hiver passé,  ces ETRES HUMAINS n existent plus, meme des fois je me demande s'ils font partis de leur france (sans aucune mechante de ma part, mais je me pose des fois la question)

Je préfére leur donner la parole et merci au journal gratuit METRO de cette initiative, on en a parle avec certains bloggueurs mais c est avec nos mots, peut etre nous devrions écrire leurs propres mots c est à vous de nous le dire

Le centre du Samu social où nous nous rendons ce samedi matin ferme ses portes à 11h30 pour la journée. Un par un, le matin, ils émergent sur le trottoir. Venu me montrer les lieux : Cyril, l'animateur du centre, pourtant en grève.

Des hébergés le saluent spontanément :

« La grève ? Quelle grève ? Ah oui, mais il y en a qui travaillent à l'intérieur. »

En le voyant, d'autres réalisent que ce ne sont pas les têtes familières qui les encadrent depuis dix jours. Les grévistes ont été remplacés par des bénévoles et des cadres de l'institution :

« Ah oui, hier soir j'en connaissais aucun. On s'est dit “Ils sont où les habituels ? ” [Ces derniers jours] ils nous surveillaient comme si on était en prison ! » l

Les bénévoles sont peu diserts et les cadres, plutôt anti-grève.

C'est par un article dans le quotidien gratuit Metro, mardi dernier, que les SDF ont pour la plupart eu vent du mouvement.

« On n'est pas fiers de vous accueillir comme ça »

« Ah, oui, vous faites grève pour l'hygiène. C'est vrai que c'est crade parfois », interprète un sans-abri.

Cyril, le gréviste du Samu Social qui m'accompagne, rebondit : « C'est vrai qu'on n'est pas très fiers de vous accueillir comme ça. »

Il poursuit :

« C'est délicat de dire aux gens très démunis qu'on fait grève pour les salaires. On va pas leur demander de nous soutenir, ils ont d'autres urgences. »

En parler ou pas ? La question divise un peu les grévistes de l'institution, créée par Xavier Emmanuelli en 1994.

« Personne n'est à l'abri et la descente va vite »


Cyril espère que la grève profitera aux hébergés du centre. D'abord parce que le centre d'hébergement d'urgence où il travaille, frappé d'un avis de démolition depuis 2001, est dans un état déplorable
pas de réponse de Monsieur APPARUT qui ne fait effectivement qu apparaitre.

Mais cette grève vise surtout à revaloriser leurs salaires, à obtenir des primes (de pénibilité, de nuit, de risque et pas seulement d'hiver) et la transformation de contrats précaires en CDI.

Frank, à la rue depuis dix-neuf mois, raconte qu'entre hébergés, personne ne parle de la grève. Il comprend le mouvement social de ceux qui travaillent au centre :

« Heureusement qu'ils existent. Du jour au lendemain, ils peuvent se retrouver dehors, comme nous, personne n'est à l'abri et la descente va vite
. »

Luce, gréviste, est elle aussi venue à la rencontre des hébergés. Pour elle, qui décroche aux appels au 115, mettre un visage sur les voix des SDF qu'elle aiguille est un moment émouvant. Elle demande à Frank : « Vous me reconnaissez ? ». Il ne l'identifie pas.

« Avec tous les SDF, ça aurait un impact »

Nous sommes attablés au café depuis plus d'une heure, le centre va bientôt fermer ses portes, quand débarque un petit groupe de SDF. Nathalie, une lueur dans les yeux, a une idée :

« Qu'est-ce qu'on peut faire pour eux ? Et si on allait devant le ministère ? C'est quoi le ministère qui s'occupe de ça ? On peut faire passer un message à la télé ? »

 

Cyril tente d'expliquer que leur tutelle est complexe, la mairie de Paris, des privés… Mais il est devenu impossible d'arrêter Nathalie dans son projet :

« Imaginez que tous les SDF soient avec eux, ça ferait du monde, là y aurait un impact ! Bon, quand est-ce qu'on fixe une date ? Le plus dur, c'est de faire passer l'info. » voilà le plus grand probleme que l'information passe chez tous les sans abris,


Cyril est dubitatif sur la mobilisation… Mais Nathalie, la sans-abri, ne recule pas :

« Manifester pour eux, ce serait aussi manifester pour notre condition. »


Nos sdfs ont le sens de la solidarite, ne pense pas à eux, et ils savent qu une partie de cette gréve est également pour l augmentation de salaire alors que eux n ont plus rien , mais cela n empeche pas de penser à eux, Bravo à vous mais vous connaissant, je connais la lumiere de vos coeurs, vous etes etres humains qui est tout l inverse de l'égoisme!

 

une petite discusion sur le bord d'un trottoir et les sans abris ont compris et soutiennent cette gréve , alors qu ils sont les principaux interreser de cette gréve, et pourtant ils sont solidaire avec eux

 

conclusion je reprendrais ce que dit tout simplement Nathalie sans domicile

« Manifester pour eux, ce serait aussi manifester pour notre condition. » 
 

et cette conclusion est pour nous tous

Commenter cet article